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Au début des années 1980, un certain nombre de personnes ont estimé qu’il était temps de rassembler les professionnels du patrimoine en une forme d’organisation. Hal Kalman, associé principal de la firme Commonwealth Heritage Resources de Vancouver, a été désigné président inaugural. Liz Addison a accepté le rôle de la toute première secrétaire-trésorière. Parmi les autres administrateurs, on retrouvait les personnes suivantes : John Blumenson, Michael McClelland, Mark Fram, Ron Williamson, Richard Unterman, Phil Goldsmith, Chris Andreae, Steve Otto et Donalda Hilton. C’est ainsi que l’Association des experts-conseils en patrimoine(appellation à laquelle s’est plus tard greffé le mot canadienne) a vu le jour.

La motivation initiale à créer l’organisation provenait sans doute de la préoccupation très concrète quant aux irrégularités apparentes dans l’attribution des marchés. Les fondateurs, cependant, ont réalisé que cette question n’était qu’une crise et qu’il y avait beaucoup d’autres motifs à former une association de gens travaillant dans le domaine du patrimoine. La première assemblée générale a eu lieu en 1986. On y a décidé d’aller de l’avant avec la mise sur pied d’un organisme professionnel de nature patrimoniale. Un comité directeur a été avalisé par les individus présents et habilité à adopter les mesures menant à la constitution en société.

Le Conseil d’administration s’est d’abord réuni dans les locaux de Phil Goldsmith chez Quadrangle Architects de Toronto.  L’une des premières réalisations de l’ACECP a été de convaincre la Fondation Héritage Canada et, par extension, tous les organismes gouvernementaux et les ONG financés par l’État qu’ils ne devraient pas livrer une concurrence déloyale aux experts-conseils privés dans la recherche de contrats.

Deux autres initiatives d’envergure ont évolué pour devenir des volets des services qu’offre à sa membriété l’ACECP. Le Forum a colligé et présenté des nouvelles des réalisations des membres, fait d’importantes annonces et publié des articles traitant des thèmes courants. Aux côtés de Sue Maltby, conservatrice torontoise, John Peters d’Ontario Hydro et d’autres ont entrepris de produire le tout premier Bottin des membres. Cet annuaire se voulait un moyen audacieux et créatif d’exposer et d’expliquer les compétences des membres de l’ACECP.  L’idée consistait à rendre accessible aux employeurs et entrepreneurs éventuels une liste complète des personnes ayant les qualifications dans les professions liées au patrimoine. L’effort visant à faire naître le bottin patrimonial et à le tenir à jour a été extraordinaire et il s’avère l’une des principales réalisations et gammes de services de l’organisation.

Pendant que John Peters s’employait à élargir la plage de diffusion de l’ACECP, Marty Cooper de l’entreprise de Toronto Archaeological Services Inc. lançait un projet à titre de directrice du Comité de défense. L’une des pierres d’achoppement qui a conduit à la formation de l’ACECP était la question de la clarté des modalités de soumission pour les contrats en matière de patrimoine. Le Comité de défense a d’abord organisé un atelier sur le sujet puis rédigé et publié une série de Directives concernant la préparation d’une soumission.  Le document a été diffusé à grande échelle auprès des promoteurs, des municipalités et des organismes gouvernementaux en vue de rationaliser et de régulariser les processus d’appel d’offres et d’embauche.

Autre responsabilité du Comité de défense : examiner et commenter la politique et la législation gouvernementales. Pareilles observations ont été formulées par des membres représentant l’ACECP aux démarches de rédaction des lois sur le patrimoine du Nouveau-Brunswick, de la Colombie-Britannique et de l’Ontario. De plus, les membres de l’ACECP ont fait preuve d’un grand dynamisme dans le processus de consultation populaire menant à l’adoption d’une nouvelle Loi sur l’aménagement du territoire en Ontario en 1993, et à la modification des règles provinciales touchant les cimetières.

Au cours des années qui ont suivi, les administrateurs ont mis au point un système permanent de buts à court et long termes qui ont été revus et rajustés à la lumière des progrès enregistrés et des nouveaux défis qui s’étaient dressés.